Salut et pardon
Salut et pardon
On parle souvent dans nos milieux de conversions, mais c’est quoi au juste se convertir ?
C’est de plein gré dire un OUI franc à Jésus-Christ en acceptant de le suivre.
Alors, il se passe obligatoirement quelque chose dans le cœur et dans la vie. De nombreux témoignages attestent de cette transformation.
Le mien, aux dires de ma mère et de mon frère, n’a pas échappé à cette réalité. Je suis parti, comme tous les soirs, boire un coup ( plutôt 30 qu’1) et le lendemain je n’étais plus le même.
C’est au petit matin que j’avais demandé à Jésus de prendre ma vie en main et je fus guéri de la dépendance à l’alcool, à la drogue ; c’était fini, plus d’envie de folie. J’en étais dégoûté ! Je dois dire que j’avais vécu encore une fois une nuit assez épouvantable dans l’alcool, la drogue et les bagarres.
Le Seigneur, depuis longtemps, m’appelait ; j’avais l’oreille dure. Mais ce jour-là Jésus est venu remplir le vide qu’il y avait dans mon coeur.
Quelques années après, devenu évangéliste itinérant, lors des appels à la conversion, je priais pour les personnes qui s’approchaient et les accompagnant dans une prière de repentance , je leur demandais de dire : « Seigneur Jésus-Christ, je te demande de venir dans ma vie, maintenant, d’en prendre la direction… ». C’était comme le signe qu’ils consentaient à ouvrir la porte de leur cœur à Jésus. Ils devenaient acteurs dans cette démarche dont j’étais guide et témoin.
Cette première étape est certes primordiale mais elle est suivie immédiatement par un autre évènement tout aussi important. Après avoir reçu l’assurance du salut en Jésus Christ, le problème à résoudre est celui du pardon.
En venant sur cette terre, Jésus offrant sa vie pour nous, nous donne accès au Père, nous sauvant de la condamnation à l’enfer éternel.
Nous sommes sauvés par la grâce. Nous sommes graciés, plus encore, pardonnés. Jésus nous enseigne le pardon sans lequel le salut reste inaccessible.
Vouloir garder le salut (laissez-passer) sans pardonner fait de nous de mauvais religieux !
Sauver de la domination des puissances des ténèbres, nous sommes en mesure d’ouvrir la porte blindée du pardon. Il faut passer par là pour découvrir la véritable dimension du plan de Dieu pour nous.
Je dirai que la clé du pardon est en forme de croix et Jésus l’a portée sur son épaule (Es 22. 22 ) « Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David : Quand il ouvrira, nul ne fermera ; Quand il fermera, nul n’ouvrira. »
Ouvrons la porte blindée du pardon et découvrons là, pendu, tout un trousseau de clés nommées :
guérison, réconciliation, libération, sainteté… Nous sommes en route vers le ciel !
Ne nous trompons pas ! En faisant quelques pas vers Jésus, en prenant même le baptême, en recevant un enseignement de base qui conduit à régler quelques déviances, le chrétien n’a pas forcément décidé de suivre le maître. Il se contente parfois de le rencontrer au culte du dimanche et de façon aléatoire en réunion de semaine.
Si nous faisons un petit zoom sur leur vie, nous les verrons « pestes » à leur usine ou bureau, querelleurs dans leur foyer, grossiers, jaloux de leurs voisins, fraudeurs avec le fisc…
Avons-nous un comportement identique à la maison et à l’église ?
Notre véritable nature se manifeste dans le quotidien. Nous ne sommes pas notés pour une bonne conduite à l’église ; mais observés par le Seigneur jour et nuit !
La vie chrétienne est une formation journalière et continue rendue possible par le pardon.
Le pardon libère et guérit ! C’est un acte qui va vous faire du bien instantanément, oui, à vous premièrement, pas l’autre, sauf s’il vous demande pardon.
Jésus nous a pardonnés , « Père, ils ne savent pas ce qu’ils font » ; nous pouvons le faire pour celui ou celle qui nous a blessés. . . Essayez !
Non, nous ne sommes pas parfaits, d’accord, mais nous pouvons grandement améliorer la situation.
Si quelqu’un nous offense, ayons le réflexe de pardonner, soit en nous, soit de vive voix. « Tu m’as fait mal avec tes mots, ton attitude, mais je te pardonne au nom de Jésus ».
Ne jamais exiger de la part de l’autre qu’il vous demande pardon !
Si vous disputez votre enfant, pour un rien et si vous voyez votre tort, si votre attitude n’est pas juste, courage ! Demandez pardon à votre enfant et vous verrez la qualité de la vie familiale s’améliorer grandement ainsi que l’atmosphère du foyer s’apaiser.
Donner son pardon, c’est de l’humilité ! Garder son pardon, c’est de l’orgueil !
Lorsque nous voyons ce que fait Dieu des orgueilleux, cela donne à réfléchir ?
Si nous voulons garder le salut, le pardon est une obligation, sans lui, nous ne pourrons jamais être dans le plan de Dieu.
LE SALUT OUI, SANS LE PARDON NON !
En fait, pour vivre selon les “normes” de Jésus, ce ne sont pas nos souffrances que Dieu va prendre en compte, mais notre capacité réelle et le laps de temps à pardonner
Lorsque nous vivons pleinement la vie avec Dieu, nous sommes en paix avec Lui, avec les autres et avec nous même, alors nous pouvons mettre en pratique:
Luc 6 : 45 « car c’est de l’abondance du coeur que la bouche parle ».
Passages tirés du livre : Le Pardon mode d’emploi
Par Philippe Pommier
