INHUMATION OU INCINERATION

Posté le 22 janvier 2010 dans Société

 

INHUMATION OU INCINERATION ? MES CONVICTIONS !



Je suis conscient qu’il existe différentes positions sur ce sujet. Cependant la lecture de la Bible laisse apparaître un principe naturel, celui de l’inhumation. Voici mes convictions.


D’après la presse, le nombre de crémations de corps a doublé en dix ans. Pour expliquer ce changement dans notre société, on invoque toutes sortes de raisons.


- des raisons sociologiques : l’éloignement et l’éclatement des familles rendraient l’entretien des tombes difficile.


- des raisons écologiques : la crémation est présentée comme une solution « propre » par le courant de pensée écologique.


- des raisons économiques : le coût de l’incinération serait moindre que celui de l’enterrement traditionnel.


- des raisons religieuses : certaines églises, aujourd’hui, acceptent l’incinération. Dans certaines religions orientales, l’incinération fait partie des rites.



Dans l’Antiquité, notamment chez les Grecs et les Romains, la crémation des corps était une pratique assez courante. En Perse et en Egypte, c’était plutôt l’enterrement qui prévalait. Chez les Hébreux, depuis Abraham, la tradition était d’enterrer les morts. Brûler les corps était considéré comme un châtiment. De même, les premiers chrétiens avaient l’habitude d’ensevelir leurs morts. Les catacombes en sont une preuve. Longtemps, la chrétienté a condamné la crémation. Ce n’est qu’à la fin du dix-neuvième siècle qu’en France, des sociétés laïques et athées ont essayé de promouvoir l’usage de l’incinération. Leur but était de nier la résurrection des morts et d’affirmer l’anéantissement de l’être humain.


Dans des crématoriums, on trouve des inscriptions comme « per ignem ad pacem » (c’est-à-dire, « par le feu à la paix »), devise des Francs-maçons. Cette conception n’a rien de biblique. En 1886, le Saint-Office (organe officiel du Vatican) a décidé : « non, il n’est pas licite (permis) de s’affilier aux sociétés qui proposent de promouvoir l’usage de la crémation ; et s’il s’agit de sociétés filiales de la franc-maçonnerie, on encourt les mêmes peines… »


Pour les chrétiens, s’ils reconnaissent qu’ils sont poussière et qu’ils retourneront à la poussière, il n’y a jamais dans la mort l’idée d’anéantissement qu’exprime l’incinération. Même si la Parole de Dieu ne proscrit pas clairement l’incinération, les principes généraux qui s’en dégagent sont plutôt en faveur de l’inhumation. Il convient donc de réfléchir et de se laisser guider par la Bible, avant de prendre une décision.


Les Saintes Ecritures nous enseignent la crainte de Dieu, le créateur de toutes choses, et le respect de sa création. Ce n’est pas l’homme qui a créé le monde. Il a été créé par Dieu. Si Dieu lui a donné le pouvoir de dominer sur la création : « Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains… » (Ps. 8, v7-9), l’homme n’en est pas le maître absolu. Il ne peut donc pas faire tout ce qu’il veut. Tout notre être, esprit, âme et corps, appartient à Dieu. L’apôtre Paul écrit aux Corinthiens : « Ne savez-vous donc pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu et que vous ne vous appartenez pas à vous-même. » (1Cor. 6, v19)


Un jour, une femme, dont le mari buvait et qui avait trois enfants, me fait part de son désir d’être incinérée après sa mort. Moi qui lui avais annoncé l’Evangile, la bonne nouvelle, je l’encourage à ne pas le faire. D’abord, elle accepte mon conseil, mais ensuite, pour éviter aux enfants des dépenses importantes et l’entretien d’une tombe, elle opte quand même pour l’incinération. Après la mort de la dame, j’interroge un de ses fils qui était ouvert à l’évangile et qui venait de temps à autre au culte :


– Où as-tu mis l’urne contenant les cendres de ta maman ?


– Comme personne ne voulait de cet objet lugubre, me dit-il, je l’ai rangé chez moi au W.C.


Plus tard, il m’a avoué avoir répandu les cendres dans la rigole qui passe devant chez eux et jeté l’urne à la poubelle. Cela m’a fait mal au cœur. J’ai pensé à cette maman respectable dont le corps réduit en cendres a fini dans une rigole. Je suis reconnaissant à mes ancêtres qui ont offert une parcelle de leurs terres pour un cimetière où nos chers défunts peuvent être enterrés.


Quand Adam et Eve ont été séduits par Satan et qu’ils ont désobéi à Dieu, ils ont été privés de l’arbre de vie et sont devenus mortels. Dieu a alors dit à Adam : « Tu es poussière et tu retourneras dans la poussière » (Gen. 3, v19). La Bible parle d’enterrer les morts et non de les brûler. Dans Deut. 34, v5-6, il est écrit : « Moïse, serviteur de l’Eternel, mourut là… Et l’Eternel l’enterra dans la vallée, au pays de Moab ». Jésus-Christ lui-même, après sa mort, a été mis dans un tombeau. « Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul blanc et le déposa dans un sépulcre neuf… » (Mat. 27, v59-60).


La Bible nous enseigne qu’il y aura une résurrection des morts à la fin du monde, et que tous les hommes ressusciteront, sans exception. Ainsi Jésus-Christ déclare : « Ne vous étonnez pas de cela, car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix et en sortiront. » (Jn. 5, v28). Tous les hommes ressusciteront, aussi bien ceux qui auront été enterrés, que ceux dont les corps auront été brûlés, soit accidentellement dans des incendies, soit dans des camps de concentration, contre la volonté des victimes. Ceux qui auront décidé de se faire incinérer et dont les cendres auront été dispersées sur les eaux ressusciteront également, même s’ils ne croient pas à la résurrection. « La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux, et chacun fut jugé selon ses œuvres. » (Apoc. 20, v12-14) Il est donc clair que ceux qui se font incinérer n’échapperont ni à la résurrection ni au jugement de Dieu. Notre corps fait partie de notre être, au même titre que l’âme et l’esprit : « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps » (2Cor. 5, v10).


La Bible, Parole de Dieu, n’enseigne donc pas l’incinération. Jésus-Christ, « le chemin, la vérité et la vie », est un modèle en toutes choses pour nous : il a été enseveli et il est ressuscité avec son corps, avant d’être glorifié. Elle affirme que notre corps ne nous appartient pas, qu’il appartient à Dieu qui l’a créé, et que nous n’en sommes donc pas les maîtres pour en faire ce qui nous convient. Enfin, le fait de brûler le corps ne l’empêche pas de ressusciter. Les personnes qui auront obéi à la Parole de Dieu, qui auront « gardé tout leur être, esprit, âme et corps, irrépréhensible, lors de l’avènement de Jésus-Christ », (1Thess. 5, v23) verront aussi la gloire de Dieu.


Dans sa première lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul se sert de l’image biblique du grain de blé semé en terre pour suggérer la mise en terre du corps en vue de sa résurrection : « Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps naturel, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel… Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second homme est du ciel. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres ; et tel le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste. » (1Cor. 15, v42-49). Il s’agit de respecter le cycle naturel qui inclut la décomposition des corps et non leur anéantissement volontaire par le feu.


Je ne conseillerai donc jamais à personne de se faire incinérer vu qu’il est écrit : « … vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. » (1Cor. 6, v20) Il s’agit de respecter la création et la volonté de Dieu qui se dégage des principes émanant de la Parole de Dieu. Le respect de Dieu engendre la bénédiction : Celui qui honore Dieu, Dieu l’honorera !


Chapitre 16 du livre  Sentinelle veille

 

 

jean peterschmitt


Une réponse à “INHUMATION OU INCINERATION”

  1. Roy dit :

    Question bête, Pourquoi croyez vous en dieu?
    Qu’est ce qui vous atteste de son existence?
    Pour les gens de ma génération, c’est la rationalité qui prime, croire en des force suprème et extérieur ne nous réconforte en rien, peut-etre sommes nous attristé de ne voir en ce dieu qu’une illusion douteuse reflechissant notre incapacité de penser par nous-même.

    Sauvez-moi !!

    Et sincèrement votre histoire d’urne au toilette est vraiment intérréssante.

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