Si le laurier meurt !
Du fond du gouffre de la dépression à la paix en Jésus-Christ
Je m’appelle Aïcha JEAN-THEODORE, je suis mariée, mère de famille.
Je suis la deuxième d’une famille de cinq enfants de parents musulmans pratiquants. Mon père décède alors que j’ai 6 ans. Ma mère nous élève donc seule, curieusement, sans rien nous enseigner au sujet de l’Islam. Je grandis donc avec ma mère et mes frères et sœurs…
Mais responsable de ma petite famille, pensant au devenir de chacun, ma mère ne travaillant pas, avec cinq enfants âgés de 10 ans à 6 mois; j’ai grandi avec un sentiment d’abandon et pendant des années j’ai ressenti de la peur, des angoisses sans savoir comment l’exprimer.
A 17 ans, je rencontre celui qui 3 ans plus tard deviendra mon époux. Mais mon choix n’a pas plu à ma famille qui espérait un autre avenir pour moi, l’aînée des filles, alors les conflits ont commencé…
A 19 ans lors de nos fiançailles, je suis déchirée entre le désir de leur plaire en démontrant le sérieux de notre relation et celui de tout laisser tomber pour avoir la paix. Alors c’est l’incompréhension, ma mère n’est pas de mon côté, c’est la guerre entre nous alors que tout allait si bien. Très vite c’est le cycle infernal, l’opposition, la haine, ce sont les pleurs, les insomnies. Fallait-il absolument choisir entre mon fiancé ou ma famille ? Tout tourne et retourne dans ma tête. Je commence alors une véritable dépression, de violents maux de têtes m’assaillent, je perds 10 kg en 1 mois !
Au bureau, je restais prostrée sur mon ordinateur. On me conseilla d’aller à l’hôpital. J’ai dû alors démissionner, trop malade, je brillais par mon absentéisme. Autour de moi, c’était le vide, le néant, un véritable tourbillon de folie. Complètement désemparés, ne sachant plus quoi faire, mon fiancé et moi avons fait appel à ma famille malgré nos différends, constatant mon état et croyant bien faire, ils nous ont emmenés chez une voyante. Celle-ci moyennant une grosse somme d’argent, avait, semble t-il, la capacité de me guérir, seulement après m’avoir fait boire des breuvages infectes, prendre des bains dans je ne sais quel produit et réciter de vaines prières ; ma situation devenait pire encore. J’allais de mal en pis et mon fiancé lui commençait à subir les mêmes attaques.

Un laurier fétiché
La voyante lui prescrit d’acheter une plante, un laurier sur lequel elle fit des incantations, si la plante mourrait, mon fiancé mourrait aussi.
Un détail dans la vie de mon fiancé fut alors déterminant, il réalisa que sa vie ne pouvait pas dépendre d’une plante… le laurier finit à la poubelle. Et plus question de retourner chez la voyante, il fallait tout arrêter. Ce fut un véritable pas de foi. Au plus profond de lui, alors qu’il avait longtemps cherché Dieu, il prit conscience qu’il ne voulait pas aller en enfer s’il mourrait, et réalisa qu’il était en état de péché, bien loin de ce que Dieu désirait pour lui. Il savait aussi que sa sœur fréquentait une église à Pontoise et lui a demandé les coordonnées du Pasteur.
Nous avons choisi ensemble d’aller voir ce pasteur et il nous a reçus le soir même. J’étais sceptique, je me disais : cet homme peut-il faire quelque chose pour moi, pour nous ? Il nous a bien accueillis, nous a mis à l’aise. Dans le prolongement de nos échanges, il m’a demandé si je voulais bien lire à haute voix un passage de la bible : Romains 6, verset 23. Je m’en souviendrai toujours ! Et j’ai donc lu pour la première fois un verset de la bible :
« Le salaire du péché c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la Vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur ».
J’ai immédiatement fondu en larmes et j’ai senti une chaleur apaisante, m’envahir, comme jamais je n’avais connu. J’étais confondue devant tant d’attention à mon égard. Je sais aujourd’hui que c’est Jésus qui m’avait tendu la main et s’était révélé à mon cœur, à ce moment-là j’ai saisi la sienne.
En lisant la Parole de Dieu, elle avait pris vie en moi. Le miracle venait de se produire, la Lumière de Dieu avait chassé mes ténèbres intérieures. Ce soir-là, le Pasteur a prié pour nous et nous a bénis au nom de Jésus-Christ. Insomniaques depuis des mois, nous avons pu enfin, dormir paisiblement !
Je sais maintenant que ma vie ne dépend que de Jésus-Christ, il est là, j’ai en lui par la foi, l’assurance de mon salut. Cela fait maintenant 28 ans que je l’ai rencontré et qu’Il m’a sauvé. J’ai ouvert mon cœur à son Amour. Chaque jour, j’apprends à le connaître un peu plus en lisant la Bible.
Je sers le Seigneur avec mon époux avec une profonde joie et une reconnaissance éternelle.
Aïcha, au service du secrétariat de la FEPEF
