Vivre en couple : Utopie, Réalité, Foi – Partie2
PARTIE 2/2
J’aimerai vous partager quelques exemples et de là, sortir quelques points importants lors d’essoufflement dans la vie conjugale, d’incompatibilité d’humeur, ou que les relations amoureuses deviennent un devoir ou n’existe plus, ou que l’un des conjoints soit « tombé amoureux » de quelqu’un d’autre ou en tous les cas devienne de plus en plus attiré par une autre personne, comme dans sa jeunesse…! Du temps des « flirts » !
Premièrement, j’aimerai vous parler de Rosa, italienne, septuagénaire, venant me consulter pour déprime ! Depuis quelques semaines elle se levait sans enthousiasme, elle qui chantait à peine le pied parterre, plus aucun son ne sortait de sa bouche, elle est triste à longueur de journée, alors qu’il n’y n’a pas d’explication, pas de cause consciente, pas de situation dans sa vie, sa famille et autour d’elle qui puisse expliquer cet état.
Cette personne je l’ai vue qu’une seule fois, je me rappelais l’entendre louer Son Dieu, à voix haute, avec ferveur et sincérité, disant toujours que Lui seul l’a comblait !
Alors, je lui ai demandé de me raconter son histoire et voilà ce qu’elle m’a transmis : « je me suis convertie vers 15 ans, mais ma vie en famille était rude, avec mes parents les relations étaient tendues. Lorsque vers 19 ans j’ai enfin trouvé un garçon qui plaisait à mes parents et avec qui je me sentais bien, je me suis mariée pour fuir le foyer familial et nous sommes venus habiter en France. Mon mari n’a jamais rien voulu entendre de Dieu, mais il ne m’a jamais interdite de vivre ma foi et de la vivre avec nos enfants.
Alors, j’ai pensé à la Seigneurie de Dieu dans sa vie, aux critères de choix du conjoint selon la Parole, car il y en a !
Je lui rappelle ses louanges, son amour pour son Dieu, comme elle dit, et je lui dis que je la crois et que Dieu aime ses louanges et sa vérité dans son partage avec Lui. C’est la vérité.
Ensuite je lui parle de sa façon de s’être marié, ses critères : avoir l’accord des parents et me sentir amoureuse de la personne, voilà les deux grands critères énoncés.
Je lui fais ressortir le but de s’être marié, même s’il y avait de l’amour et de la joie à être avec son futur conjoint.
Le but de former couple : avoir l’autorisation de partir de chez soi, car mariée et ainsi pouvoir fuir sa famille !
Je lui ai demandé où était Dieu dans tout cela, quelle place lui avait-elle donné ? Nous pouvons trouver toute sorte d’explication, d’excuse pour lui dire : je te comprends, ce n’est pas grave, Dieu sait que tu l’aimes et c’est vrai je l’ai dit plus haut Dieu sait qu’elle l’aime, mais Dieu est un Dieu jaloux, et Il ne partage pas son trône avec un conjoint ! Et le conjoint, dans cette situation, avait pris la place de Dieu.
Dieu sait tout, Il veut le meilleur pour moi, mais pour ce qui est de mon mari, excuse-moi Seigneur, mais je sais mieux que toi, voilà ce que cela veut dire, lorsque nous choisissons une personne sans que Dieu aie son mot à dire, sans que cette personne aime, elle-même Dieu.
Alors, elle a fait une prière de repentance, elle a demandé pardon, elle a détrôné son mari et redonné le trône à Dieu pour sa vie conjugale, elle a demandé pardon de ne pas avoir cru que Dieu avait une solution pour sa vie familiale compliquée et d’avoir sauté sur sa solution.
Trois jours après, elle a témoigné dans son église de sa nouvelle vie avec Jésus, qu’elle vivait un mal-être depuis quelques semaines et que, sans se rendre compte, le lendemain elle s’est réveillée et elle s’est surprise à chanter à nouveau ! Elle veut remercier Son Dieu pour son amour.
L’homme et la femme ont été crées pour constituer ensemble dans le mariage, par l’union de leur cœur et de leur corps, et j’ajouterai, par l’union de leur esprit, par le don mutuel de tout ce qu’ils ont et de tout ce qu’ils sont, le couple humain, que Dieu a voulu pour “régner sur la terre” et la peupler de nouvelles vies. L’amour est le lien de cette unité, l’union sexuelle en est l’expression totale, la fidélité dans le mariage en est la condition.[11]
Critères :
Dieu doit être souverain de ma vie émotionnelle, affective et sexuelle, car Il est un Dieu jaloux ! De ce fait, dans le choix Dieu ne peut être que Nº 1 dans la vie du futur conjoint.[12] Comment, en effet, pourrions-nous partager tout, sans avoir en commun la seule chose nécessaire ?
L’unité de la foi fonde et garantit l’unité conjugale.[13]
Si ce n’est pas le cas nous allons vers des difficultés, car si Dieu nous demande de faire un par l’esprit (St Esprit et notre esprit), mais Dieu peut tout transformer et par la repentance, Dieu donne sa guérison. Mais le conjoint ne se convertit pas toujours et la difficulté de vie peut être là ! Il faut bénir, pardonner, se pardonner et persévérer ! En général, lorsqu’il y a mariage avec un non-chrétien, et qu’il y a crise conjugale, nous mettons la faute sur celui qui n’a pas Jésus, parce qu’il ne change pas ! Mais cela s’appelle un mensonge, une tromperie, car celui qui est dans l’erreur, ce n’est pas celui qui reste le même avant et après son mariage, c’est celui qui misait sur son illusion de voir l’autre changer, au lieu de croire Dieu ! Et qui reporte toutes les difficultés du couple sur ce conjoint (afin de rester dans son illusion), en fermant la discussion par cette phrase assassine, mais non biblique : “c’est de sa faute il ne veut pas de Jésus, alors…” La guérison viendra par la repentance (accepter la désillusion, son erreur) de celui qui connaissait Jésus avant de se marier et qui a mis de côté les avertissements bienfaiteurs de la Parole et faire le choix de se pardonner d’avoir cru être plus grand que Dieu.
Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni
Un deuxième exemple, c’est un couple qui ne venait même pas pour une consultation, mais avec qui nous avions partagé un temps de prière. Là, Dieu a montré une difficulté dans le couple pour avoir un enfant.
Suite à cela Mme, que nous nommerons Cécile, est venue pour des consultations de couple, pour parler de leur intimité en couple, de leur difficulté dans leur relation sexuelle et de la tension que cela mettait entre eux. Elle est venue seule. Monsieur, Stéphane, n’en sentait pas le besoin. Pour lui, cela, il me l’avait dit avant que je sache leur difficulté sexuelle.
Leur histoire, 10 ans de vie commune, tous les deux chrétiens, engagés dans leur église, sans enfants, ce qui leur a valu beaucoup de questions, de taquineries, de sous-entendus de la part des personnes qui les côtoyaient, ce qui a engendré beaucoup de solitude et bien des souffrances et pour les surmonter bien des constructions de murs protecteurs, fondateurs devant leurs émotions, leur vie de couple et leur désir de parentalité. Reprenons la phrase de Stéphane ci-dessus : “Dieu est Souverain, et Il lui a promis une petite fille et comme Dieu ne ment pas, elle viendra.” Cette souveraineté de Dieu désincarnée de sa vie sexuelle et conjugale, dissociée de sa vie corporelle, quelle difficulté cela cache ? Quelles souffrances stimulent cette illusion ?
Cécile me dit qu’il n’y a jamais eu de relation sexuelle complète depuis leur mariage, que cela finit toujours avant la copulation ! Nous pouvons comprendre que l’enfant ne pouvait être là ! Elle s’appelle Cécile et non Marie !
Trêve de plaisanterie. Dieu veut que nous fassions “un” aussi avec notre corps et c’est dans la relation sexuelle que corporellement nous exprimons le mieux ce “un” et s’il y a procréation, c’est dans cet enfant que nous voyons les fruits de ce un (24 chromosomes de chacun + l’amour de chacun + le souffle de vie de la part de Dieu et l’Esprit Saint sur lui par nos prières).
Mais ce “un” corporel doit se faire par le choix de chacun et l’amour qui l’engendre. Si la volonté, le désir y est, et que rien ne se passe, alors il faut consulter ! Qui ? Un pasteur ? Un médecin ? Un sexologue ? Un CCEF ?
Dans ma compréhension de la souveraineté de Dieu, j’irai voir, individuellement, puis en couple mon Dieu, notre Dieu, l’écouter et essayer de comprendre, individuellement (dans mon temps de culte personnel journalier) et ensemble (dans notre temps de culte en couple) le pourquoi de ce blocage. Si après ces temps de partage et de prières rien ne change, si la difficulté reste, je proposerais de voir soit en parallèle, soit l’un après l’autre, mais en couple, l’autorité spirituelle (en général le pasteur) et un CCEF. L’autorité spirituelle pour demander à Dieu une parole de connaissance, une parole de foi, etc. Là c’est l’Esprit de Dieu qui parle à notre esprit par la bouche de l’autorité spirituelle et qui vient guérir soit par un pardon à donner, soit par un don de foi, soit par une prière d’autorité sur un lien résistant à la conversion ou révélé par cette nouvelle vie à deux, sur ce domaine-là, pouvant venir d’une malédiction familiale, etc. (voir vos autorités si vous pensez être dans ce cas). Il ne suffit pas d’être chrétien, d’avoir reçu une promesse de Dieu et d’attendre, comme l’a exprimé Stéphane, ci-dessus, il y a un travail à faire sur nous “couple”, si à un endroit ce “un” ne se fait pas, ne se fait plus ! Ne pas attendre béatement que Dieu fasse tout ! Le CCEF pour parler plus concrètement de tout ce qui tourne autour de la sexualité, de la contraception, de la procréation, de la jouissance, de se faire plaisir et du bien dans la relation amoureuse.
Sur tout ce qui touche la relation sexuelle, la relation amoureuse, il y a bien des discours, mais je crois que souvent c’est une partie peut expliquée, peut discutée dans les groupes d’ados, de jeunes. (Rappelons que l’éducation nationale demande que, au minimum, en 4ème du collège, 4h de cours soient consacrées, à la relation amoureuse, à la contraception, aux MST, maladies sexuellement transmissibles.[14]
Il serait bon que du côté des parents, des églises quelques explications claires, précises soient dites, que des professionnels chrétiens viennent parler sur tous ces sujets cités ci-dessus, en binôme avec le responsable spirituel, sinon ne soyez pas étonné que nos jeunes soient désireux de vivre la masturbation, par exemple. Cette pratique est souvent transmise à l’adolescent, comme un symbole d’un rite “initiatique», du passage de l’enfance à l’adolescence et la relation sexuelle du passage de l’adolescence au jeune adulte. Je provoque un peu, juste pour booster les parents qui ont des enfants dans cette tranche d’âge à se préoccuper sur le contenu des enseignements, partages, parfois théâtre donné sur ses sujets dans les écoles, collèges et lycées. Je ferme la parenthèse.
Plusieurs consultations ont suivi, des guérisons ont été opérées. Le mari est venu une fois, mais il ne pouvait entrer dans cette partie de sa vie, il ne pouvait s’enlever l’idée que, même sans rapport Dieu tiendrait sa promesse. Sa souffrance d’origine X, refoulée était tellement intense, inconsciente, qu’il a refusé d’aller plus en avant.
Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni
Cette histoire de vie pour dire que l’après mariage n’est pas toujours facile, que la désillusion peut être grande, en particulier sur toute la partie sexuelle, puisque normalement il n’y a pas de relation amoureuse avant le mariage, mis sous le terme “fornication”,[15] cette facette “surprise” du après mariage est quelque chose de beau que Dieu a pensé et offert dans l’acte conjugal, mais par cet exemple nous pouvons relever l’importance de tout le suivi et de la préparation au mariage du futur couple, s’assurer que tout ce qui est conscient dans la vie sexuelle des deux futurs conjoints ait été régénéré par Christ et que les désirs de la chair ne prennent pas le dessus. La débauche est le résultat d’un manque de maîtrise de soi et de discipline. C’est une vie dissipée.[16]
Rester ensemble alors que la conjugalité ne se fait pas sur tous les plans, c’est là qu’intervient la persévérance, le travail journalier pour que le couple forme et reste “un”. Le soutien par la prière de quelques personnes de l’église pour prier pour les couples en difficultés sexuelles.
Un troisième exemple, c’est Mathias et Simone, ils s’aimaient et aujourd’hui ? Ils partagent le même amour pour Dieu, ils sont engagés dans leur vie sociale et d’église, ils sont appréciés de bien des personnes, mais pourtant ils se demandent pourquoi ils sont encore ensemble. Ils ne se comprennent plus, plus grand-chose ne les attire en commun, ils ont des amis, mais les temps de partage finissent, comme ils disent, “en eau de boudin”, car eux-mêmes ont l’impression de se contredire devant les amis.
Simone dit toujours : “tu me rabaisses continuellement” Mathias, lui, plus flegmatique, renchérit en disant : “tu as honte de moi” et de ce fait ils se retirent petit à petit des amis, ils vont à l’église, disent bonjour, bonsoir, font des prières à leur Dieu qu’ils aiment et de retour à la maison, toutes les discussions finissent par un dispatching, chacun de son côté, ou des invectives douloureuses, claquantes, pires que des gifles et à force d’être répétées, font leur œuvre de destruction.
Après un partage dans leur église sur le travail que je faisais, Simone a pris rendez-vous, en accord avec son conjoint, je l’ai vue seule la première fois et ensuite j’ai vu Mathias seul et nous avons entrepris, en accord, un travail de 5 séances pour savoir où ils en étaient, travailler et trouver les liens qui les unissent aujourd’hui à partir de ce qui les avait stimulés dans leur amour et le choix de se marier. Il y a eu un grand travail de fait sur l’acceptation de soi, tout en travaillant ensemble, sur des pardons à donner et recevoir, en parallèle, je leur ai proposé de prendre un temps en couple avec Dieu. C’est le meilleur moyen pour être incité à de se mettre en accord, car ils ne voulaient pas décevoir Dieu !!! Bien qu’ils le déçoivent par leur comportement, mais la prière fait plus spirituelle, de ce fait devant la Bible et ce temps consacré à leur Dieu, il y avait un respect de Dieu (un de leurs liens) qui les aidait à être vrais et à s’écouter sans que cela se termine “en eau de boudin”.
Comment, deux êtres qui s’aiment, qui aiment Dieu, qui sont engagés, peuvent être au point de rupture ? Il y a autant de réponses que de couples ! C’est cela que chaque couple, mais aussi chaque pasteur doit réaliser.
Par cette histoire je voudrais revenir sur les fondements d’une construction de couple qui doit être une ligne de conduite avant le mariage et pendant la vie de couple.
Avant le mariage :
- Une relation journalière avec Dieu, un temps privilégié pour vider son sac, et écouter ensuite ses promesses.
- Un temps mis à part pour fonder son corps, son âme et son esprit à faire “un” (réconciliation, avec Dieu, avec soi-même et avec les autres), c’est déjà cela la conversion, faire “un” entre ce qui est dit et ce qui est fait, ce que je promets et ce que je fais réellement, ce que je dis être et ce que Dieu dit que je suis. Par exemple le Psaume 139 v.14, je te loue Seigneur d’être une créature merveilleuse. Est-ce que je peux me voir et me dire à haute voix : “merci Seigneur d’être cette créature merveilleuse” ? Ou encore si j’ai été abandonné de l’un de mes parents ou des deux, Dieu dit par la bouche de David : “Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera”. Est-ce que je vis cette réalité : “je ne suis pas abandonné (e)”, Dieu m’a donné un père et une mère bien physique et/ou spirituels et que cette partie de mes émotions est guérie.
J’appelle cela une foi incarnée, vivante, réelle dans ma vie et non dans mon intellect.
Est-ce que je vis en fonction de cette vérité ?
Après le mariage :
- Une relation journalière avec Dieu.
- Un culte de couple, car il y a une puissance dans le “en accord». Matthieu chap. 18 v. 19 Je vous dis aussi, que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre, tout ce qu’ils demanderont leur sera donné par mon Père qui est aux cieux.
Depuis que je fais du conseil conjugal, je suis étonnée, surprise pour ne pas dire choquée, par le peu de couples chrétiens, qui prennent du temps ensemble dans la prière, prière efficace, donc avec une obligation de discuter, de partager, de se respecter, de peser le pour et le contre afin de s’accorder, pour que leur Père dans les cieux puisse leur donner tout ce qu’ils demandent. À quoi cela sert-il d’être “chrétien” si on vit comme tout le monde, si on n’utilise pas la Sagesse du savoir-faire et du savoir être que la Bible nous propose.
- Efforce-toi de te présenter devant Dieu, comme un homme (une femme) qui a fait ses preuves, un ouvrier qui n’a pas à rougir et qui dispense avec droiture la parole de la vérité. 2 Timothée 2 v.15 dans ce verset il est dit : “efforce-toi”, nous devons mettre notre volonté, notre intelligence, notre corps et notre foi en mouvement et non seulement avoir pitié de soi en parler à Dieu et attendre qu’il fasse un miracle, et que l’autre change !
Dissocions ce verset en quatre actes :
1. comme un homme, une femme qui a fait ses preuves, qui a montré sur la longueur sa sagesse, sa persévérance, son obéissance, son amour pour Dieu et pour les autres et en particulier, pour son conjoint.
2. Un ouvrier, une ouvrière qui n’a pas à rougir, fier de soi, mais non orgueilleux, heureux de se sentir en paix avec Dieu, par son comportement, ses pensées, sa façon de parler de son conjoint.
3. Qui dispense avec droiture la parole de vérité, qui témoigne en acte et en parole de l’amour de Dieu, de la réconciliation que Jésus fait encore aujourd’hui dans les vies, donc pourquoi pas dans ma vie conjugale ?
4. Efforce-toi de te présenter devant Dieu… quand suis-je devant Dieu ? À l’église ? Au travail ? Dans mon lit conjugal ? Durant mon culte personnel ? Normalement tout le temps, en tous les cas Dieu lui te voit tout le temps, alors efforce-toi !
Si nous partons dans l’idée de ne pas séparer ce que Dieu a uni, de faire de Dieu notre Seigneur et Sauveur, d’aimer notre prochain, à plus forte raison notre conjoint comme nous-mêmes, alors donnons-nous les moyens, spirituels, physiques, intellectuels et utilisons les ressources que nous avons, ma relation avec Dieu, l’église, les amis, la famille, les thérapeutes, mais surtout commençons par être vrai avec soi-même et pour cela il faut parfois commencer par voir un thérapeute, en particulier en période de crise ou en période de lassitude, car notre vue peut être aveuglée.
Dans ces moments-là, plutôt que de se dire que cela va s’arranger, que tous les couples passent par des moments difficiles, qu’il y a pire que moi…etc.
Il serait important de prendre un break, une coupure, de voir une personne de confiance, qui est en accord avec la Bible pour demander comment elle me voit, comment elle voit mon couple et oser dire comment je vis, comment je suis dans ma conjugalité ?
Humilité, amour, persévérance, partage et soutien par une ou deux personnes dans la prière.
J’aimerai vous laisser ce passage ci-dessous et j’aimerai que vous remplaciez le tu par vous (le couple) et que vous priez ce passage en couple et que vous mettiez en action votre obéissance. Je crois que Dieu ne se trompe jamais, qu’Il n’échoue jamais et qu’Il a le meilleur pour VOUS.
1 Roi 11:38 “Et si vous m’obéissiez dans tout ce que je vous commanderai, si vous marchez dans mes voies et que vous fassiez tout ce qui est droit à mes yeux, gardant mes statuts et mes commandements, comme a fait David, mon serviteur, je serai avec vous ; je vous bâtirai une maison stable, comme j’en ai bâti une à David, et je vous donnerai Israël.”
J’aimerai rappeler quelques passages de la Bible que nous connaissons bien, que nous sommes d’accord de tout faire pour le vivre avec les autres, mais avec son conjoint ! Comme cela ne va plus, nous trouvons presque normal de laisser la Parole de Dieu de côté, et de demander le divorce pour incompatibilité d’humeur ! Nous qui avons le Réconciliateur, le St Esprit, puissance qui a ressuscité des morts, pourquoi ne pourrions-nous pas l’utiliser pour ressusciter notre couple ?
Je me répète volontairement, il faut vivre un Jésus incarné, 24 h/24 h. La Bible, notre livre d’or du savoir-vivre, savoir-vivre avec soi-même, avec l’autre, mon conjoint, avec Dieu, dit : “Car celui qui est entré dans son repos se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes.
Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos-là, pour que personne ne tombe de la même manière, en refusant d’obéir”.
Car la parole de Dieu est vivante, agissante, plus acérée qu’aucune épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur.
Il n’est pas de création qui échappe à son regard : tout est mis à nu et offert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.
Puisque nous avons un grand prêtre qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, restons attachés à ce que nous reconnaissons publiquement ».
Pour vivre cette promesse que nous faisons devant Le Maire et devant Dieu de vouloir vivre dans les bons comme dans les mauvais moments ensemble il faut être préventif et l’une des prières qu’il faut faire avec foi et journellement est celle-ci :
Seigneur nous t’aimons, ne nous cache pas ta face ! Ne rejette pas tes serviteurs dans ton courroux ! Tu as été notre aide ; ne nous délaisse pas, ne nous abandonne pas, Dieu de notre salut !
Merci de nous aider à nous détourner des habitudes de ce monde et de Te laissez nous transformer et de nous donner une intelligence nouvelle, afin de discerner ce que Tu veux : ce qui est bien, ce qui T’est agréable et ce qui est parfait.
Que ta volonté soit FAITE et que nous fassions Ta volonté !
Amen !!
Pour terminer je vous laisse deux textes, un de la Bible et l’autre d’un écrivain suisse, comme support à la méditation sur votre couple, à votre réflexion sur votre vie conjugale et pour conclure ce temps : votre prière. A lire en réfléchissant couple, en pensant couple et en priant pour son couple.
Premier texte
Romains 12 v 10 – 19
Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur, attachez vous fortement au bien.
Quant à l’amour fraternel (entre conjoint), soyez pleins de tendresse les uns pour les autres. Quant à l’honneur, prévenez-vous les uns les autres.
Quant au zèle, ne soyez point paresseux. Soyez fervents d’esprit ; servez le Seigneur.
Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans l’affliction, persévérants dans la prière.
Prenez part aux nécessités des saints ; empressez vous à exercer l’hospitalité.
Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, et ne maudissez point.
Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, et pleurez avec ceux qui pleurent.
Ayez les mêmes sentiments entre vous ; n’aspirez point aux grandeurs, mais accommodez vous aux choses humbles ; ne soyez pas sages à vos propres yeux.
Ne rendez à personne le mal pour le mal ; attachez vous à ce qui est bien devant tous les hommes.
S’il se peut faire, et autant qu’il dépend de vous, ayez la paix avec tous les hommes.
Ne vous vengez point vous–mêmes, bien–aimés, mais laissez faire la colère divine ; car il est écrit : A moi la vengeance ; c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur.
Deuxième texte
Bilan d’une vie pleine d’amour
Viens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme. C’est bien ton droit, il va y avoir quarante ans qu’on est ensemble…
Voilà que les enfants à cette heure sont casés, ils s’en sont allés de par le monde; et de nouveau, on est rien que les deux, comme quand on a commencé.
Femme, te souviens-tu? On n’avait rien pour commencer, tout était à faire. Et on s’y est mis, mais c’est dur. Il faut du courage, de la persévérance.
Il y faut de l’amour, et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.
Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on glisse à l’oreille, ou bien de se tenir serrés l’un contre l’autre; le temps de la vie est long, le jour des noces n’est qu’un jour, c’est ensuite, tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’a commencé la vie.
Il faut faire, c’est défait; il faut refaire et c’est défait encore… Il y a des fois qu’on désespère; et les années se suivent, et on n’avance pas, et il semble souvent qu’on revient en arrière
Te souviens-tu, femme, ou quoi? Tous ces soucis, tous ces tracas; seulement tu as été là. On est resté fidèle l’un à l’autre. Et c’est ainsi que j’ai pu m’appuyer sur toi, et toi tu t’appuyais sur moi.
C’est pourquoi mets-toi à côté de moi et puis regarde, car c’est le temps de la récolte et le temps des engrangements.
Quand il fait rose comme ce soir, et une poussière rose monte partout entre les arbres.
Mets-toi contre moi, on ne parlera pas; on n’a plus besoin de rien se dire. On n’a besoin que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la tâche accomplie.
Charles-Ferdinand RAMUZ (1878-1947)
Ma prière pour vous qui avez partagé ce temps de réflexion et qui peut être se trouve dans une situation de souffrance dans votre couple.
“Seigneur, Merci pour Ton amour fou envers nous.
Merci pour toutes les solutions que Tu as en réserve pour nous.
Merci parce que Tu nous as donné une église, des pasteurs, une famille, des thérapeutes, autour de nous.
Merci car nous ne sommes pas seul.
Nous voulons être vrais et nous réalisons que nous avons besoin d’aide, d’amour, d’écoute et de compréhension. Osons partager, osons dire ! Papa aide nous à oser.
Merci, car tu étais là lorsque nous nous sommes promis la vie ensemble jusqu’à Ton retour ou jusqu’à notre mort et que Tu vas donner tout et que nous allons donner tout pour qu’ensemble nous puissions vivre tout ce que Tu avais préparé d’avance,
Amen !”
[11] Collectif de pasteurs suisse ; Avant le mariage ; p.57 ; ed.par les Eglises réformées évangéliques du canton de Neuchâtel.
[12] La Bible, version NBS ; Hébreux 4 versets 12-16 ; 12, Car la parole de Dieu est vivante, agissante, plus acérée qu’aucune épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur.
[13] Il n’est pas de création qui échappe à son regard : tout est mis à nu et offert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.
[14] Puisque nous avons un grand prêtre qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, restons attachés à ce que nous reconnaissons publiquement.
[15] Car nous n’avons pas un grand prêtre insensible à nos faiblesses ; il a été soumis, sans péché, à des épreuves en tous points semblables.
[16] Approchons nous donc avec assurance du trône de la grâce, pour obtenir compassion et trouver grâce, en vue d’un secours opportun.
Contactez l’auteur :
Germaine Pomier


