La Bible, patrimoine de l’humanité sur Genève
Source : Bonnenouvelle - Par Anne Buloz

Lieu d’ouverture, de découverte, de culture et de débats depuis plus de deux ans, l’Espace Fusterie poursuit sur sa lancée d’interface entre l’Eglise protestante et Genève en accueillant «La Bible, patrimoine de l’humanité» du 1er au 26 juin. «Différentes facettes de la Bible y sont présentées, permettant des lectures culturelles, historiques et archéologiques», explique le pasteur Blaise Menu (photo ci-dessous), à l’origine de la venue à Genève de cette exposition.
Conçue par l’Alliance biblique française, «elle est faite pour tous les âges et intéressera à la fois les connaisseurs et les néophytes, qu’ils soient croyants ou non. Elle a été créée afin de promouvoir la connaissance de la Bible, mais ne fait pas de prosélytisme.» Six modules thématiques indépendants sont présentés: la constitution de la Bible, les milieux qui l’ont vu naître, les enjeux de sa traduction, sa transmission au fil des siècles, des rencontres avec des personnages bibliques et ses liens avec les autres cultures.
Questionnement nécessaire
Ces modules permettent six entrées possibles et peuvent être visités à la suite ou séparément, selon le temps disponible: «Les organisateurs n’ont pas essayé d’être exhaustifs mais ont choisi de mettre l’accent sur un certain nombre de thèmes. Ce qui est largement suffisant! L’exposition a vocation d’ouvrir l’esprit et les perspectives. Le but est de nourrir le débat, que les visiteurs sortent en se posant des questions et en ayant appris quelque chose.» L’exposition a deux spécificités: elle part de l’état de la recherche académique et sa présentation a été soignée, avec un visuel moderne: «Tout le monde peut s’y retrouver car elle n’est pas seulement liée à du texte. Plusieurs supports médias sont utilisés: beaucoup de textes, bien sûr, mais aussi un rapport au toucher et à l’image, avec des éléments sonores pour ceux qui voudraient en apprendre plus. C’est rare que l’on puisse toucher des objets. Etre en contact avec ces fac-similés, comme ce rouleau de parchemin hébraïque, permet de mieux se rendre compte d’un certain nombre de choses. L’intérêt de ces compléments est que l’exposition s’adresse ainsi à un public très large.»
Autres religions associées
L’exposition se veut adaptable au lieu qui la reçoit. Un atout dont ont largement profité les organisateurs genevois: «Nous exploitons cette possibilité en faisant un lien avec les autres traditions, en parlant du rapport au judaïsme et à l’islam, pour que les autres religions se joignent à nous dans l’aventure. Tout comme nous avons souhaité intégrer le Musée de la Réforme et la Fondation Bodmer. L’enjeu est que l’exposition reste dans l’esprit d’ouverture de l’Espace Fusterie.» Les visiteurs peuvent également participer de manière ludique en partageant leurs pensées sur un post-it qu’ils colleront sur un «arbre à idées» ou en réécrivant une histoire biblique qu’ils viennent d’écouter: «Nous avons complété l’exposition avec un cahier pédagogique à disposition à l’entrée. Des moments sont prévus pour les plus jeunes, qui trouveront un questionnaire, en fonction de leur âge. Il part du visuel des panneaux et leur permet une recherche indépendante, un peu comme au Salon du livre. Nous aurons toujours deux ou trois personnes sur place pour répondre aux questions des visiteurs.» Ne manquez pas la chance de visiter l’exposition à Genève. Présentée d’abord à l’Unesco à Paris, elle partira ensuite notamment pour la Guyane puis Beyrouth.
En voir plus : L’exposition sera présentée du 1er au 26 juin à l’Espace Fusterie (dans le temple situé à la place du même nom). Horaires: de 13h30 à 19h en semaine et de 13h30 à 17h30 le samedi. Entrée libre. Informations sur www.espacefusterie.ch et www.expobible.org Blaise Menu, pasteur responsable de l’Espace Fusterie.
Colossiens 3:16 « Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez–vous et exhortez–vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce. »
y.

