LA PÂQUE = PESSAH

Posté le 25 avril 2011 dans Spiritualité

Jésus est mort, il est ressuscité, il est vivant pour toujours. Ce jour-là, l’histoire humaine a basculé. Enfin la délivrance sur la mort et le péché, un cri de triomphe a traversé le monde : Jésus le Fils de Dieu a vaincu la puissance de Satan. Aucun chef religieux de toutes les religions du monde n’a vécu ce scénario. 

La fête juive de PÂQUE est la plus importante dans la religion juive. Elle commémore :

-          La sortie d’Egypte

-          La naissance d’un peuple : ISRAËL

-          C’est la fête de la liberté = la fin de l’esclavage = asservissement de l’homme par l’homme

La fête chrétienne de PÂQUES trouve ses racines dans la fête juive de PÂQUE. Les chrétiens ont reconnu dans la mort et la résurrection de Jésus l’accomplissement de ce que préfigurait la sortie d’Egypte :

-          Libération de l’esclavage du péché

-          Naissance d’une nouvelle création

-          Entrée dans la vie avec Dieu

La première PÂQUE fut instituée en Egypte  pour commémorer la délivrance des israélites. Un agneau ou un chevreau était égorgé entre les 2 soirs, avant le coucher du soleil. Rôti tout entier, il était mangé avec des pains sans levain et des herbes amères. Son sang évoquait l’expiation. On devait badigeonner le linteau et le montant de la porte de sa maison pour se préserver du jugement à venir :

«Au milieu de la nuit, l’Eternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu’au premier-né du captif dans sa prison, et jusqu’aux premiers-nés des animaux » ( Ex 12:29). Mais les Israëlites ont été épargnés. 

Du temps de Jésus. Jésus a souhaité vivement manger la Pâque avec ses disciples avant de souffrir. A cette occasion, il a célébré la fête juive, et a institué la Pâque chrétienne.

 (Lc 22:7-20)

 Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva,
8 et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions.
9 Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ?
10 Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau; suivez-le dans la maison où il entrera,
11 et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ?
12 Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque.
13 Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque.
14 L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui.
15 Il leur dit : J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir;
16 car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.
17 Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous;
18 car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu.
19 Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi.
20 Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.

C’est l‘une des 3 fêtes juives obligatoires, la première de l’année, qui se célèbre encore de nos jours au mois de Nissan (printemps), pour commémorer la sortie du peuple hébreu de l’Egypte.

A cette occasion, on immolait un agneau d’un an et on le mangeait debout, à la hâte, comme pour un départ en voyage. On mangeait avec du pain sans levain et des herbes amères.

Jésus a célébré sa dernière Pâque avec ses disciples selon la liturgie de l’ancien Testament. Une fois la fête terminée, il a institué la Sainte Cène que nous connaissons (versets 19-20).

Le repas durait environ 3 heures, pendant lequel on raconte en détails les souffrances du peuple hébreu et sa délivrance de l’esclavage de l’Egypte, (Haggadah).

Préparation de la fête.

On évoque un certain nombre de symboles :

-   Recherche du levain dans les maisons, symbole du péché (comparer Ex 12:19     et 1 Co 5:6-8), la maîtresse de maison doit faire disparaître toute trace de levain de sa demeure avant la Pâque, mais c’est le mari qui doit s’assurer qu’il n’y a plus aucune trace de levain dans la maison.

-          Bain de purification. Avant d’entrer dans la salle du repas, chaque disciple s’était rendu au « bain rituel » pour se purifier. Est-ce ainsi qu’il faut comprendre lorsque Pierre dit à Jésus qui voulait lui laver les pieds : non seulement les pieds mais aussi les mains et la tête, et Jésus de répondre : vous êtes tous purs, mais non pas tous en parlant de Judas (Jn 13: 8-11).

-          Une grande chambre haute, meublée

-          La table du SEDER, (ordre), sur laquelle se trouve le plat qui comprend les ingrédients suivants :

. 3 pains azymes, (matsot), superposés et séparés par un linge blanc,

. un os grillé à la flamme, en souvenir de l’agneau immolé,

. un œuf dur, symbole de deuil, pour rappeler la destruction du Temple,

. des herbes amères, (salade romaine et raifort), rappelant l’amertume de l’esclavage,

. Une tasse d’eau salée, symbole des larmes versées durant l’esclavage,

. Harosset : un mélange de pommes , noix broyées et vin rouge, en souvenir du ciment utilisé pour faire des briques,

. une branche de céleri, symbole de la branche d’hysope trempée dans le sang,

. du vin rouge (jus de raisin pour les enfants), symbole du sang,

. une belle nappe blanche pour la table,

. 4 coupes de vin rouge, qui seront distribuées à des moments particuliers du repas

La Fête.

-          Le repas commence par la prière,

-          puis la lecture des textes bibliques,

-          On se lave les mains,

-          Première coupe de vin : délivrance de l’esclavage (Ex 6:6-7), jugements, plaies de l’Egypte, protection du peuple d’Israël par le sang, fête de la liberté. On brise le pain du milieu, l’enveloppe dans une serviette blanche, la met sur son épaule, et va cacher l’ »afikomen » symbole du corps brisé du Seigneur, mis dans un linceul et déposé dans un tombeau. Jésus nous délivre de l’esclavage du péché, (Ex 6:6 et Jn 12:31-33).

-          Seconde coupe de vin : la sainteté : on se lave les mains, on mange les herbes amères trempées dans le Harosset. Jésus lave les pieds de ses disciples, image du baptême

-          (1 Tim 2:8) « Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées ».

-          Troisième coupe de vin : Alliance par le sang. Pour nous la Sainte Cène. Jésus a pris cette coupe et l’a distribuée aux disciples en disant : « Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang » (Lc 22:20). On retrouve l’Afikomen » et on le distribue, symbole de Christ enseveli et ressuscité. « Le sang de Christ purifie notre conscience des œuvres mortes afin que vous serviez le Dieu vivant » (He 9:14)

-          Quatrième coupe : La coupe d’Elie. Elle est versée sans la boire, et on ouvre la porte pour accueillir le Messie à venir, (Mal 4:5-6 et Mt 17:10-12) mais Jésus a bu cette coupe et l’a distribuée pour affirmer que le Messie est arrivé (Lc 22:17-18). Maintenant toutes choses seront nouvelles.

-          La fête de PÂQUE est terminée.

Alors Jésus institue une nouvelle commémoration : La SAINTE CENE

-          Fête de Pâque simplifiée. Christ notre Pâque a été immolé. Jésus est en même temps l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, et le Souverain Sacrificateur.

-          (Lc 22:19-20)  « Toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez ma mort, jusqu’à ce que je vienne ».

-           pas de limite ou de date précise

-          Identification à sa mort et à sa résurrection,

Pourquoi le Fils de Dieu a dû souffrir la croix ?

-          Besoin de révélation pour comprendre les Ecritures (Lc 24:45-48)

-          Don du Saint-Esprit à tous ceux qui croient, accompagnés de miracles, signes puissance de chasser les démons, et de guérir les malades, annoncer l’évangile à toute créature. (Lc 24:49 ; Ac 1:8 ; Mc 16:17-20)

-          Un mystère caché-révélé selon le dessein éternel que Dieu a mis à exécution par Jésus-Christ (Ep 3:9-11)

-          « Jésus s’est humilié lui-même jusqu’à la mort de la croix, c’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père » (Phil 2: 5-11).

-          Naissance de l’Eglise, Corps de Christ : il souffla sur eux et donna vie à l’Eglise naissante (Cf : Ge 2:7 et Jn 20:22).

-          Manifestation de l’amour de Dieu (Jn 3:16)

-          Justification par la foi Rom 3:21-25 ; Rom 5:1 ; etc…)

-          Pour nous délivrer de la malédiction du péché et de la loi. Cet instrument de supplice suscitait l’horreur, le dégoût, être crucifié signifiait être maudit. « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous » (Ga 3:13).

-          Quelqu’un disait : quand je contemple les souffrances de Jésus à la croix, je réalise combien  le péché est en horreur aux yeux de Dieu

-          Etre honteux ou se glorifier de la croix de J-C ? (Ga 6:14)

-          Scandale pour les religieux, ou folie pour les païens ? « Pour nous qui croyons,   puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1:23-24).

-          Puissance du sang de Jésus qui nous purifie de toute condamnation (Rom 8:1 ; 1 Jn 1:7)

-          Promesse d’un héritage dans les cieux (Rom 8:17)

-          Fils et filles de Dieu par adoption ( Rom 8:15)

-          Attente de son glorieux retour (Phil 3:20-21)

-          Identification à sa mort et à sa résurrection, et nous disons à Jésus: VIENS

 -          L’Esprit et l’Epouse disent : VIENS 

-          Jésus dit : JE VIENS BIENTÔT

Nous disons : VIENS, SEIGNEUR JESUS

De Cesar Blasiak


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