“Démocratie arabe” : le critère de la liberté religieuse
Source : Valeurs actuelles
Après Ennahda en Tunisie, la charia en Libye, voici le Parti de la justice et du développement au Maroc, en attendant les Frères musulmans en Égypte, l’islamisme modéré, “light”, la “démocratie musulmane”. La démocratie musulmane, comme il y a une démocratie chrétienne, est une idée popularisée par Alexandre Adler dans son ouvrage Rendez-vous avec l’Islam publié en 2005.
À l’époque, M. Adler baptisait du nom de “démocratie musulmane” l’AKP au pouvoir en Turquie, en espérant que ce mouvement soit un exemple pour l’ensemble du monde musulman.
Y sommes-nous ? C’est ce que les optimistes voudraient deviner en Tunisie, deuxième pays laïc de l’aire musulmane en Méditerranée après la Turquie, en constatant la majorité donnée à Ennahda le 23 octobre. C’est ainsi que certains qualifient le Parti de la justice et du développement, qui a émergé cette semaine au Maroc. C’est enfin ce que d’autres dénoncent comme une escroquerie en voulant dresser des parallèles parfois hasardeux entre la Tunisie d’aujourd’hui et l’Iran de 1979.
Quels sont les critères à partir desquels il nous sera possible de juger l’évolution des pays d’islam vers une éventuelle “démocratie musulmane” ? Certes, les critères sociétaux serviront d’outils de mesure : l’égalité entre les hommes et les femmes, la question de la polygamie… Ils seront effectivement des marqueurs du chemin vers une “démocratie musulmane” ou vers un nouvel “islam politique”. De nombreux observateurs les examineront avec une acuité méticuleuse. Il suffit de constater l’émotion légitime suscitée par l’agression sexuelle d’une journaliste de France 3 la semaine dernière sur la place Tahrir, au Caire.
Mais il est un critère que nos élites se refusent à observer, comme s’il était un critère du passé, alors qu’il conditionne tout le reste. C’est la question de la liberté religieuse. En quoi consiste-t-elle ? c’est la liberté de pratiquer bien sûr, de construire des lieux de culte, de changer de religion, d’en adopter une ou de la rejeter, tout ce qui nous paraît naturel dans nos démocraties occidentales mais qui l’est manifestement moins dans les pays d’islam. Peut-il en effet y avoir une démocratie sans liberté religieuse ? Peut-il y avoir une véritable neutralité laïque de l’État sans liberté religieuse ? Peut-il y avoir une véritable liberté individuelle, pour les hommes comme pour les femmes, sans liberté religieuse ? Peut-il y avoir un droit à ne pas avoir de religion sans liberté religieuse ? « Ce droit de l’homme, qui est en réalité le premier des droits, parce que, historiquement, il a été affirmé en premier et que, d’autre part, il a comme objet la dimension constitutive de l’homme, c’est-à-dire sa relation avec son Créateur, n’est-il pas trop souvent mis en discussion ou violé ? », rappelait le pape Benoît XVI lors de son discours au corps diplomatique, le lundi 10 janvier 2011.
Pourquoi nos dirigeants occidentaux et notamment français ne sont-ils pas clairs sur ce thème dans leurs propos ? Pourquoi ne disent-ils pas clairement que la liberté religieuse est pour nous un véritable marqueur de l’accès à la démocratie ? Pourquoi se refusent-ils à parler de réciprocité entre les pays où la liberté religieuse est garantie et ceux où elle ne l’est pas ? Pourquoi ne disent-ils pas, au regard de la situation turque, qu’il ne suffit pas d’avoir une Constitution laïque pour que la liberté religieuse soit garantie ? Pourquoi ne disent-ils pas que la destruction d’un lieu de culte contre l’avis de ses usagers, comme en Égypte, n’est pas tolérable ? Pourquoi n’affirment-ils pas qu’interdire les fonctions administratives ou électives sous prétexte de religion différente n’est pas digne d’une démocratie ? Pourquoi n’affirment-ils pas que diffuser la Bible dans le Maghreb ne saurait être ni un crime ni un délit ?
Y a-t-il là l’éternel complexe national qui consiste à rejeter son histoire, celle de la France qui, sous la monarchie, l’empire ou la république, a été la protectrice des chrétiens d’Orient ? Pourquoi abandonner ce rôle éminent à la seule Russie orthodoxe qui, elle, en a le courage ? En Occident, les premières révolutions modernes ont affirmé en premier lieu la liberté religieuse. Est-ce un hasard ? Est-ce uniquement un modèle de la démocratie occidentale ou bien plutôt les bases d’une anthropologie universelle ?
Dans son message aux chrétiens d’Orient le 23 octobre 2010, Benoît XVI écrivait : « Les chrétiens sont des citoyens originels et authentiques, loyaux à leur patrie et s’acquittant de tous leurs devoirs nationaux. Il est naturel qu’ils puissent jouir de tous les droits de la citoyenneté, de la liberté de conscience et de culte, de la liberté dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement et dans l’usage des moyens de communication. »
Dans le cas de la Turquie, de la Tunisie, de la Libye comme de l’Égypte, les dirigeants occidentaux gagneraient en clarté à affirmer qu’il n’y a pas de démocratie musulmane, chrétienne ou laïque, sans liberté religieuse. Ils n’en seraient que plus respectés par tous, croyants et non-croyants. Stéphane de Sallier Dupin, conseiller régional de Bretagne
NDLR : À lire également sur valeursactuelles.com >> Sauvons les chrétiens d’Orient
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y.


Ai-je clôtuté le débat ? En attendant j’ai commis une erreur de jugement et viens présenter mes excuses à ceux qui m’ont lu. J’ai été éclairé par ce que j’ai trouvé dans le 1er Livre des Chroniques : “Doit-on secourir le méchant qui haïs l’Eternel ?” (19:2). Si me rend compte que celui qui dirige fait des choix iniques au regard de la Bible, je dois changer mon vote afin de ne pas honorer le mensonge et la lâcheté. Je continue à prier quand même pour nos dirigeants (dérangeants).
Comme disait le Général De Gaulle : “C’est une question politique”. C’est à dire que c’est un choix ! Personne n’a le droit d’imposer la direction d’un choix. Dieu lui même laisse à Adam et Eve la liberté de ce choix.[...]. Tant que les mamans (de quel bord qu’elles soient) élèvent les enfants dans la haine ou la peur, tant que les papas ne donnent pas l’exemple de la bonté (qui fait le charme d’un homme) notre monde sera un enfer : conséquences de nos choix ! Là est la vrai question : qui aura le courage de tolérer la différence et la liberté religieuse ? Car tout le monde se trompe et tout le monde a besoin d’être sauvé de lui même !
Pourquoi nos gouvernements font le canard.
Parceque cela nuirait à l’économie déjà mise à mal. Ils préfèrent fermer les yeux sur ces injustices flagrantes et développer le copinage plutôt que de dénoncer avec courage le manque de liberté d’une réelle démocratie dans les pays de l’Islam. Il est vrai que les médias aussi ont un parti pris. L’Agence France Palest
ne s’en prive pas pour diffuser tous ces reportages filmés. Les plus grands consommateurs de ketchup seraient-ils dans les territoires occupés et ceux voisins d’Israël surtout quand ils sont filmés par les médias occidentaux.
Certains démentis ne se font qu’aprés de longues pressions et pas toujours aux heures de grandes écoute.
Modérés ou pas, aucun mouvement ne peut se réclamer “démocratique” s’il ne garantie pas la liberté religieuse. La religion est la forme d’expression morale la plus puissante qui soit dans nos sociétés humaines. Le matérialisme et l’athéisme en font partie. Comme Voltaire, je me battrais jusqu’au bout contre les gens et les idées que je crois mauvais ou pas assez évolués pour mes semblables, mes enfants et moi, mais je me battrai aussi pour qu’ile aient le droit d’être eux même et de penser librement, aussi monstrueux soient-ils. Jésus lui même n’a pas détruit la légion de démons, mais leur a permis d’aller dans un troupeau de porcs. Je continue à croire que l’homme est fait à l’image de Dieu et que je lui dois le respect qui correspond à son rang, brahmaniste, animiste, musulman, chintoïste, bouddhiste, chétien ou autre.
que le seigneur touche le coeur de chacun et éclaire les consciences d’un amour divin.Et ces vrai qu’a dit galaxie il n’y a pas d’islam modéré
Nous avons eu des extrémistes nous aussi qui ont confisqué la “foi du charbonnier” afin de justifier le fait de “tuer au nom de l’Amour”. C’est inadmissible chez nous comme ailleurs. Un Islam modéré existe quand il reprend ses principes fondamentaux qui sont identiques à ceux des chrétiens (pas des religions chrétiennes, mais des disciples de Christ) : “Tu aimera ton Dieu de tout ton coeur, de toute ta pensée, de toutes tes forces et ton semblable comme toi même”. Au delà n’est que disputes stériles qui n’apportent que haines et rancoeurs et ne permettent pes à l’humain d’assujetir le terre selon les principes divins. Dieu reconnaît aux hommes le droit de ne pas l’aimer. Pour ma part, en mon coeur et en toute conscience j’ai choisi d’aimer en suivant Jésus Christ : j’aime mon voisin et lui reconnaît le droit de ne pas m’aimer. N’est-ce pas là le début de la démocratie ?
Nous savons parfaitement qu’un Islam modéré, cela n’existe pas et n’existera jamais.
Par contre nous savons aussi, si nous sommes chrétien? Que la Victoire, le Triomphe de Dieu, par son Christ à la Croix, est total et définitif.
Le mal sera anéanti irrémédiablement par la puissance de l’Esprit Divin.
Toute la Gloire en revient à notre Dieu: Père, Fils et Saint Esprit, le Seul Dieu Unique; dans cet Univers sans fin, aux dimensions illimités et incompréhensibles pour les misérables humains que nous sommes et pourtant au service du Dieu Vivant. Amen!