EST DE L’UKRAINE : “Je ne quitterai pas cet endroit “

Posté le 9 septembre 2014 dans Témoignages

;-) Source : AEM

Merci de vos prières. La situation est mauvaise. La Russie envahit notre région. J’ai vu un court clip vidéo de notre ville; tous les gens sont en pleurs et la destruction est énorme…

»Actuellement, je me trouve à environ cinquante kilomètres de notre ville. Je coordonne l’assistance aux réfugiés. Nous nous occupons de la population dans le camp, qui compte quelque soixante personnes. Nous leur donnons à manger, nous recueillons de la nourriture pour les gens qui se trouvent dans la zone de conflit et les évacuations continuent. De plus, je rends toujours visite aux églises de la région.

»Il est effrayant et difficile de croire que, juste à côté de nous, une guerre fait rage. Dans notre ville, il n’y a pas de nourriture, pas d’eau et pas de soins médicaux. On compte beaucoup de combattants armés et de nombreux chars russes. La ville est probablement complètement détruite. La situation est très difficile. Mais je ne vais pas quitter cet endroit; j’attends la libération de notre ville et nous verrons alors ce que nous pourrons faire. Je prie que Dieu nous donne une vision pour elle.

»Je voudrais maintenant louer un appartement et faire venir ma famille. C’est très difficile sans famille. Nous sommes confrontés à de nombreux problèmes. Même pour moi, en tant que pasteur, la situation est un énorme défi, parce que nous ne pouvons pas nous réunir avec les autres pasteurs et responsables de la région.

«Les séparatistes nous détestent!»

»Les séparatistes et les soldats russes nous haïssent, nous, les baptistes. Si l’armée ukrainienne ne libère pas notre ville, il ne sera pas possible pour nous de revenir et de continuer notre travail. Cela me fait peur et je n’aime pas y penser. Je sais que déjà de nombreux pasteurs de notre région cherchent dans l’ouest de l’Ukraine une nouvelle maison. J’essaie de garder contact avec ceux qui sont encore ici, dans l’est, pour essayer de les aider.

»Néanmoins, nous poursuivons notre travail avec les réfugiés et la distribution de nourriture et de médicaments. Malheureusement, il n’est actuellement pas possible d’approvisionner la population dans la ville elle-même. Nous avons demandé à un automobiliste, qui allait en direction de ville: «Qu’en pensez-vous? Pouvons-nous atteindre la ville avec notre camion et apporter de la nourriture?» Il a répondu: «Non, c’est impossible! Les séparatistes vous détestent!»

L’église a entièrement brûlé, mais les fondations sont encore solides

»Comme vous le savez, notre église a entièrement brûlé (n.d.l.r.: courriel du 22 août 2014). Ce fut pour nous une terrible nouvelle et nous sommes tous très abattus. Mais les murs sont encore debout (voir photo).

Nous avons également remarqué que des paroles haineuses étaient placardées sur les murs. En regardant les photos de l’église, nous espérons vraiment que nous pourrons encore la rénover après la guerre. Toutefois, cela nécessitera beaucoup de travail, de temps et d’argent. Il n’y a pas longtemps, nous avions acheté du matériel pour construire une aire de jeux et nous avions commencé, au centre de réadaptation, à construire une écurie pour nos moutons. Tout cela a été détruit par les bombes et le feu ou pillé. Je me sens comme testé, mais pour l’instant cela semble désespéré. J’ai néanmoins le sentiment que Jésus veut que je reste ici.

»Nous avons encore un peu d’espoir, mais seulement une petite lueur. Merci de vos prières. Les bonnes nouvelles: Ma fille a finalement pu retourner à l’école aujourd’hui (n.d.l.r.: 1er septembre) et je suis toujours sur la route dans notre région à visiter les communautés en essayant de les aider et de leur parler de Jésus. Et encore une dernière bonne nouvelle: Dans notre camp de réfugiés, de nombreuses personnes ont trouvé la foi en Jésus.

»Que Dieu vous bénisse; s’il vous plaît, continuez de prier pour nous. Merci de votre soutien.»


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